~Romantisme Noir~

L'étranger.

- Qui aimes-tu le mieux, homme énigmatique, dis ? Ton père, ta mère, ta soeur ou ton frère ?
- Je n'ai ni père, ni mère, ni soeur, ni frère.
- Tes amis ?
- Vous vous servez là d'une parole dont le sens m'est restée jusqu'à ce jour inconnu.
- Ta patrie ?
- J'ignore sous quelle latitude elle est située.
- La beauté ?
- Je l'aimerais volontiers, déesse et immortelle.
- L'or ?
- Je le hais comme vous haïssez Dieu.
- Eh ! qu'aimes-tu donc, extraordinaire étranger ?
- J'aime les nuages... les nuages qui passent... là-bas... là-bas... les merveilleux nuages !


Baudelaire.
EN CONSTRUCTION

# Posté le dimanche 29 avril 2007 17:30

Modifié le lundi 30 avril 2007 18:11

~Romantisme Noir~

" S'il te plaît, écoutes ce que je ne dis pas. "


S'il te plaît, écoutes ce que je ne dis pas. Ne te laisses pas tromper par moi. Que mon apparence ne te trompe pas car je ne suis qu'un masque, peut être mille masques, que j'ai peur d'enlever, bien que aucun d'eux ne me représente vraiment.

Je peux sembler être en sécurité, paraître même la confiance personnifiée, posséder le calme comme une seconde nature et n'avoir besoin de personne. Mais ne me crois pas je t'en prie.

Extérieurement je peux sembler tranquille, néanmoins ce que tu vois n'est qu'un autre masque sous lequel se trouve caché mon vrai moi, dans la confusion, la peur et la solitude, mais je le cache afin que nul ne le sache. La panique m'envahit rien que de penser que je puisse le laisser voir. C'est pourquoi j'ai toujours besoin de créer des masques qui me cachent, une image prétentieuse qui me protègera des regards perspicaces. Mais précisément se regard peut aussi être ma sauvegarde et je le sais, quand il vient accompagné de l'acceptation, de l'amour.

Alors, ce même regard se transforme en l'instrument qui me permet de me libérer de moi même, du mécanisme de toutes les barrières que j'ai crée. L'instrument qui seul peut me rassurer sur ce que je n'arrive pas moi même à réaliser, le fait que j'ai vraiment une certaine valeur.

Pour cela je ne te le dis pas, je n'en ai pas le courage. J'ai peur que ton regard ne vienne pas accompagné de l'acceptation de l'amour. J'ai peur peut être que tu puisses changer d'opinion à mon sujet et que tu ne me prennes pas au sérieux et que ton histoire finisse par me tuer. J'ai peur dans le fond de ne rien valoir, que tu t'en rende compte et me repousse.

Alors je continue mon jeu de prétentions ridicules et désespérées, avec une fausse apparence de sécurité à l'extérieur et avec un petit enfant tremblant à l'intérieur. Je continue le défilé de mes masques et que ma vie ne soit qu'une fiction. Je te raconte ce qui ne compte pas, mais rien de ce qui compte vraiment, de tout ce qui me tourmente à l'intérieur.

Pour cela, quand tu découvrira cette routine, ne te laisses surtout pas tromper par mes paroles; écoutes bien ce que je ne te dis pas, tout ce que j'aimerais tellement te dire mais que je ne sais pas, que je ne peux pas exprimer. Je n'aime pas me cacher, je te le confesse. J'aimerais tellement pouvoir être spontané, honnête et sincère, mais il faudra que tu m'aides.

Toi, tu peux sortir à la lumière ma vitalité, tant que tu seras aimable, attentif, car chaque fois que tu essayes de me comprendre mon c½ur bat et renaît. Je veux que tu saches combien tu es important pour moi et le pouvoir que tu as de faire émerger de moi la personne que je suis. Il suffit que tu le veuilles. Je t'en prie écoutes moi. Toi seul peut faire tomber ces barrières derrière lesquelles je me cache. Toi seul peux arracher tout mes masques et me libérer de ma prison solitaire.

Ne m'ignores pas s'il te plaît, ne m'abandonnes pas, mais sois patient avec moi. Quelque fois il semble que plus tu t'approches de moi, plus je me rebelle devant ta présence. C'est quelque chose d'irrationnel mais c'est ainsi, je lutte contre ce dont j'ai le plus besoin. Mais l'amour est plus fort que toute résistance et c'est là mon espérance, ma véritable espérance. Aides moi a arracher ce masque, mais avec des mains douces, s'il te plaît, car à l'intérieur de moi il y a un petit enfant fragile.

Qui suis-je, te demandes tu?
Je suis quelqu'un que tu connais très bien.
Je suis chacune des personnes que tu rencontres.
Je suis toi même.


" S'il te plaît, écoutes ce que je ne dis pas. "


Charles C. Finn.

# Posté le mardi 01 mai 2007 15:48

~Romantisme Noir~

Après la représentation, les fils de Casimir pendaient au plafond comme chaque nuit, alors que son corps taillé dans le bois se balançait dans l'obscurité de cette froide pièce.

De nombreuses années avaient passé depuis que son maître avait commencé a créer ses jambes, à façonner ses traits souriants et à confectionner le costume d'arlequin qu'il portait lors de chaque séance au grand théâtre de marionnettes.

Il s'était déjà écoulé tellement de temps depuis sa naissance qu'il commençait à sentir comme les vers perçaient lentement son coeur, et la pleinture émaillée de ses grosses larmes s'écaillait doucemement jusqu'à tomber au dol. Mais son maître marionnettiste ne tarderait pas à lui peindre une nouvelle larme le lendemain, à souligner de nouveau son sourire.
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# Posté le mardi 08 mai 2007 16:44

Modifié le mardi 15 juillet 2008 15:36

~Espoir~

Monsieur Chaplin a dit:

" Rien ne dure dans ce monde cruel.
Pas même nos souffrances. "





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# Posté le mercredi 16 juillet 2008 09:34

~Film~

REQUIEM FOR A DREAM.
ou RETOUR A BROOKLYN en livre.

L'auteur, Hubert Selby JR. dit :

" La terreur ? La plupart de mes personnages sont si terrifiés qu'ils n'en ont même pas conscience. Ils soutiennent le contraire. Ils se composent un personnage du genre: " je n'ai peur de rien", ils n'utilisent jamais ces mots-là, mais c'est bien ainsi qu'ils se comportent.
Et la pitié ? Eh bien, en ce qui concerne la pitié, je ne sais pas. La chose la plus miséricordieuse qui puisse arriver à certains d'entre eux, c'est de pouvoir mourir."

[ ICI FILM EN STREAMING ICI ]
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# Posté le mercredi 16 juillet 2008 09:49

Modifié le samedi 19 juillet 2008 09:01